Les
relations syro-soudanaises ont réalisé
un développement continuel durant les
dernières années dans tous les domaines
et à tous les niveaux. Les entretiens
et les contacts qui ont lieu au sommet
entre les deux pays frères, en avant-garde
ceux entre les présidents Bachar al-Assad
et Omar Hassan al-Bichir, entre le Parti
Baas arabe socialiste et l'Organisation
du Congés national soudanais, les discussions
et les accords conclus entre les deux
gouvernements et les réunions du haut
comité syrio-soudanais ont été couronnés
par des résultats très positifs. Ils ont
ainsi constitué une nouvelle avancée notable
qui s'ajoute aux relations renforcées
et particulières entre la Syrie et le
Soudan d'une part, et aux vastes domaines
de la coopération entre les peuples arabes
syrien et soudanais d'autre part. Ces
relations ont constitué un pas de plus
pour renforcer la solidarité et la coordination
arabe, et trouver une attitude arabe unie
et forte capable de traiter les nouvelles
conjonctures mondiales afin de renforcer
la résistance de la nation arabe contre
les risques qui l'entourent, et d'affirmer
sa position pour faire face aux défis
et activer son rôle dans le mouvement
international humain.
Le Soudan occupe une place particulière
dans l'âme de chaque arabe par sa culture
et son histoire qui enrichissent la culture
arabe. Il occupe également une place particulière
en tant que pont de civilisation qui réunit
la nation arabe et les peuples africains,
qui sont, tout comme les arabes, victimes
des sortes d'occupation les plus dures,
des persécutions, et de l'injustice.
Le Soudan se distingue par la profondeur
de son sentiment d'appartenance à la nation
arabe ainsi que au Continent noir, ce
qui approfondit la civilisation arabe,
son humanité, sa tolérance, son ouverture,
et renforce les liens et les attaches
passés et présents entre les pays arabes
et africains.
Aujourd'hui, le rôle particulier du Soudan
dépasse celui des pays arabes, ce qui
implique pour lui de grandes missions
et responsabilités nationales et panarabes,
qu'il a déjà assumées au cours de l'histoire,car
tel est son destin et son choix.
La dimension panarabe et les valeurs tolérantes
et humaines de l'islam sont essentielles
pour chaque pays arabe pour l'aider à
comprendre toutes les dimensions de ses
affaires intérieures. On ne peut découvrir
et connaître l'ensemble de leurs significations
et réfléchir à leurs solutions qu'en les
plaçant dans la logique de l'existence
panarabe et en découvrant le lien organique
entre les existences régionales et panarabes,
et ce qui signifie cette existence: le
pluralité que la nation arabe a su, mettre
à profit un tissu complet qui renforce
son rôle civilisateur et humain.
Ce discours n'est plus seulement l'écho
d'un romantisme panarabe mais il a devenu
une vérité confirmée par les événements.
Aujourd'hui, les arabes et les musulmans
font face aux mêmes menaces qui les visent
en tant que nation, civilisation et culture
particulière. Cette culture a laissé des
traces sur la civilisation alors même
que ses contrées et l'unité de ses peuples
étaient menacées.
Dans ce cadre, le Soudan fait face, aujourd'hui,
à de grandes pressions étrangères qui
ont entraîné le pays dans une guerre civile
dont elles ne veulent pas la fin. L'objectif
de ces pressions est de déchirer ce pays,
d'épuiser ses capacités et ses sources
et d'empêcher son développement et son
progrès. En outre le problème étrange
qui s'était manifesté au Darfour oeuvre
à casser la souveraineté du Soudan et
son unité nationale.
Ils ne se contentent pas d'imposer seulement
des pressions, mais ils utilisent contre
le Soudan tous les mécanismes et les styles
possibles, par exemple, pousser les soudanais
à se combattre les uns les autres, imposer
un blocus tyrannique, détruire les établissements
vitaux et exécuter des actes de destruction
et de terrorisme qui ont de plusieurs
facettes et plusieurs objectifs.
Pour faire face à ces énormes risques,
le Soudan n'a pas d'autres choix que d'organiser
son peuple et renforcer les règles de
son unité, ceci sur la base de la pluralité
féconde et du dialogue démocratique entre
ses forces, ses organisations, les couches
de société et ses courants politiques,
afin de défendre son unité, son indépendance
et son choix concernant sa croissance
et son développement.
Le Soudan est un pays riche, par ses ressources
naturelles et son potentiel humain, sa
culture et sa civilisation. Et tout le
monde sait que cette richesse porte sur
la multiplicité des héritages, des ethnies
et des cultures.
L'unité basée sur la pluralité est indispensable
au progrès et au développement. Cette
unité est possible si on insiste sur les
espoirs et les dénominateurs communs de
tous les soudanais pour instaurer entre
eux l'égalité basée sur la cœxistence
et la justice dans la distribution de
ses siens et sur la contribution effective
de tous les soudanais pour créer l'avenir.
Le peuple soudain a prouvé son aptitude
à la coexistence à travers l'unité qu'il
l'a su préserver au cours de l'histoire.
Il faut maintenant la renforcer et la
développer car elle est le seul moyen
de se redresser complètement et de jouer
un vrai rôle dans la nation arabe.
La riche expérience de la lutte au Soudan
affirme l'importance de l'unité nationale,
et nos expériences, en Syrie en particulier
et dans le Parti Baas arabe socialiste
en général, affirment la même chose.
Depuis le mouvement de redressement, en
1970, dirigé par le président Hafez al-Assad,
les principes de l'unité nationale se
sont enracinés dans la vie politique,
car cette unité est à la base de chaque
réalisation et au point de départ de chaque
victoire. Ils sont également à la base
de de renforcer la solidarité entre les
Arabes, et de mettre leurs pays sur le
chemin de l'unité.
La Syrie a su avancer à grands pas et
mener d'importantes transformations sociales
et économiques au niveau du développement
et du progrès, ainsi que dans la lutte
contre l'ennemi israélienne. Elle a renforcé
son rôle national, panarabe et humain,
en appuyant sur une unité nationale solide
contenant toutes les forces de la société:
les organisations politiques qui travaillent
en commun, et les secteurs populaires
professionnels où tous participent à la
construction de la société, à son progrès
et à son développement.
L'expérience du Soudan a montré, comme
en Syrie, que l'unité nationale ne s'instaure
pas par l'obligation, mais par le dialogue
ouvert et sincère portant sur les dénominateurs
communs, éloigné des affaires personnelles
étroites et de tout ce qui divise les
fils du peuple.
Au Soudan, pays frère, la formulation
de lois, et récemment, l'adoption de certaines
mesures constituent un pas important et
un début de renforcement de l'unité nationale
pour ce peuple constitué de différentes
ethnies, cultures et couches sociales.
Ces lois et ces mesures consolident le
son rôle du Soudan dans l'instauration
de la paix, la coopération arabo-africaine,
et la contribution à la marche des Arabes
et des musulmans qui vont au devant des
défis actuels, pour la création d'un avenir
meilleur.
Nous, au Parti Baas arabe socialiste,
participons à la lutte du peuple soudanaise
pour maintenir son unité et son indépendance,pour
que le Soudan soit un pays fort, un facteur
de progrès et stabilité dans la nation
arabe, et qu'il assume un rôle effectif
dans l'ensemble des orientations des Arabes
vers la solidarité et l'unité.
Nous vous félicitons de toutes les victoires
et les réalisations que vous avez accomplies
à tous les niveaux. Nous sommes solidaires
de votre lutte qui vise à dépasser toutes
les difficultés. Nous espérons que chaque
réalisation soit un pas en avant suivi
par d'autres, pour continuer le dialogue
et parvenir à des solutions qui peuvent
réunir toutes les forces engagées pour
ce peuple et pour ses objectifs, afin
d'unir tous les efforts qui oeuvrent à
développer le Soudan et à renforcer son
rôle et sa position dans la nation arabe.
Février, 2005.